Suivi des appels : savoir quelle annonce fait sonner le téléphone

Un système simple de numéros de suivi par source permet de savoir quelle annonce AdWords ou Facebook fait vraiment sonner le téléphone d'une PME.

Un propriétaire de PME qui fait rouler une campagne AdWords voit clairement combien de clics chaque annonce a générés. Ce qu'il voit rarement, c'est ce qui se passe après le clic. Dans plusieurs secteurs, comme la plomberie, la serrurerie ou les services professionnels, la majorité des clients intéressés décrochent le téléphone plutôt que de remplir un formulaire. Sans un moyen de relier cet appel à l'annonce qui l'a déclenché, une partie du budget publicitaire reste une boîte noire : on sait que le téléphone sonne, mais pas pourquoi. Voici comment je mets en place un suivi des appels pour mes clients, et les décisions qu'un propriétaire doit prendre avant de s'y lancer.

Pourquoi un formulaire de contact ne suffit pas pour mesurer une campagne

Parce qu'un formulaire ne capte qu'une partie de l'intérêt réel généré par une annonce. Un client qui cherche un plombier un dimanche soir, ou un patient qui veut un rendez-vous rapide, préfère presque toujours appeler directement plutôt que d'attendre une réponse à un formulaire. Si votre seul point de mesure est le formulaire, vous ne voyez qu'une fraction des conversions et vous risquez de couper le budget d'une annonce qui, en réalité, fait très bien son travail au téléphone.

Comment savoir quelle annonce a fait sonner le téléphone

En attribuant un numéro de téléphone distinct à chaque source de trafic, puis en suivant lequel de ces numéros reçoit l'appel. Le principe est simple : un visiteur qui arrive par une annonce AdWords voit un numéro, un visiteur qui arrive par une recherche organique en voit un autre, et un visiteur qui arrive par une publicité Facebook en voit un troisième. Chaque numéro redirige vers votre ligne habituelle, mais le journal d'appels indique précisément lequel a sonné, et donc d'où venait l'appelant.

Qu'est-ce que l'insertion dynamique de numéro

C'est le mécanisme qui affiche automatiquement le bon numéro de suivi selon la provenance du visiteur, sans que vous ayez à créer une page différente pour chaque source. Un petit script détecte comment le visiteur est arrivé sur le site, puis remplace le numéro affiché sur la page par le numéro correspondant. La même personne qui revient sur le site plus tard, dans une fenêtre de quelques semaines, continue de voir le même numéro, ce qui évite de fausser l'attribution si elle appelle lors d'une deuxième visite.

Combien de numéros de suivi faut-il

Le nombre dépend du nombre de sources que vous voulez vraiment distinguer, pas du nombre théorique de canaux qui existent. Pour la plupart des PME qui font de la publicité, un point de départ raisonnable ressemble à ceci :

  • Un numéro pour le trafic AdWords sur le réseau de recherche
  • Un numéro pour le trafic AdWords sur le réseau display, s'il est utilisé
  • Un numéro pour la publicité Facebook, si elle génère des appels
  • Un numéro pour le trafic organique et direct
  • Le numéro habituel affiché sur la fiche Google My Business, qui reste distinct des numéros web

Ajouter un numéro pour chaque petite variation de campagne devient vite ingérable et coûte plus cher que ce que l'information rapporte. L'objectif est de répondre à une question précise, à savoir quel canal publicitaire produit des appels, pas de reconstituer chaque clic individuel.

Les propriétaires qui font de la publicité dans plus d'une ville demandent parfois un numéro distinct par emplacement. Ça peut avoir du sens si vous roulez vraiment des campagnes différentes par ville avec des budgets distincts, mais si le même compte AdWords et les mêmes annonces desservent tous les secteurs, séparer les numéros par ville ajoute souvent de la complexité sans ajouter de décision utile.

Que faire des appels qui ne devraient pas compter

Les mettre de côté dès le classement, avant qu'ils ne faussent la lecture du rapport. Un numéro de suivi reçoit inévitablement des appels qui n'ont rien à voir avec une décision d'achat : un mauvais numéro composé, un fournisseur qui rappelle sur la mauvaise ligne, un appel de télévente, ou un employé qui utilise le numéro affiché sur le site par erreur. Si ces appels restent mélangés avec les vrais leads dans le compte total, le coût par appel calculé pour une campagne semble meilleur qu'il ne l'est en réalité, ou pire selon le cas. La solution la plus simple est une règle de classement fixe appliquée chaque semaine, pas une évaluation au cas par cas qui varie selon qui répond au téléphone ce jour-là.

Faut-il enregistrer les appels

Seulement si vous en avez besoin pour une raison claire, comme la formation d'une réceptionniste ou la vérification de la qualité d'un lead, et seulement en respectant les règles de consentement. Au Québec, la Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé encadre la collecte de renseignements personnels, et la loi fédérale sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques s'applique aussi aux entreprises qui font affaire dans plusieurs provinces. Dans la pratique, cela veut dire un message enregistré au début de l'appel, du genre « cet appel peut être enregistré à des fins de qualité de service », avant que la conversation commence. Si l'enregistrement n'apporte rien à votre analyse, il est plus simple de garder seulement le nombre et la durée des appels.

Comment ce suivi se relie à une vraie décision de mise en marché

En donnant à chaque appel une étiquette qu'on peut comparer d'un mois à l'autre, au lieu de se fier à l'impression générale du propriétaire. Un appel de 12 secondes où la personne raccroche en entendant une boîte vocale n'est pas la même chose qu'un appel de 6 minutes où elle prend un rendez-vous. Je demande à mes clients de classer chaque appel avec une étiquette simple, comme lead qualifié, mauvais numéro ou appel de service, pour qu'une conversion publicitaire veuille dire la même chose d'un mois à l'autre. C'est seulement à ce moment-là que les chiffres de coût par appel deviennent utiles pour décider où mettre le prochain dollar de budget.

Quelles décisions prendre avant de commencer

Avant de configurer un premier numéro de suivi, il vaut mieux régler ces questions :

  • Quelles sources voulez-vous vraiment distinguer, et lesquelles peuvent rester regroupées pour l'instant
  • Qui, dans l'entreprise, va écouter ou classer les appels chaque semaine
  • Est-ce que l'enregistrement des appels apporte une valeur réelle, ou seulement une complication de conformité
  • À quelle fréquence les résultats seront révisés pour ajuster le budget publicitaire

Un système de suivi des appels n'a de valeur que si quelqu'un regarde les résultats et ajuste ses décisions en conséquence. La fréquence de cette revue dépend du volume : un commerce qui reçoit deux ou trois appels publicitaires par semaine peut se contenter d'un survol mensuel, tandis qu'une entreprise qui roule plusieurs campagnes en parallèle gagne à revoir les chiffres chaque semaine, pour repérer une source qui décroche ou qui explose avant que le budget ne parte dans la mauvaise direction. Configurer les numéros prend une journée; garder l'habitude de la revue régulière prend plus d'effort.

Avec chaque client, je commence par cette question pour mon service de suivi des appels et des conversions : quelle décision cette donnée doit-elle permettre de prendre? Le nombre de numéros à installer vient après, une fois la réponse claire.

Rédigé avec l'aide d'outils d'IA, vérifié et publié par Marven Salgado.

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