Marketing d’influence : choisir des créateurs pour votre PME

Marketing d'influence pour une PME : choisir un créateur dont l'audience achèterait chez vous, vérifier ses commentaires et structurer un petit test payé.

Illustration du marketing d'influence pour une PME : un créateur local, son audience et un petit test payé.

Marketing d'influence et petite entreprise : ça marche quand l'audience du créateur est faite de gens qui pourraient vraiment acheter chez vous. Je suis Marven Salgado, fondateur de Social Influence à Mascouche, et je m'occupe de publicité en ligne et de SEO local pour des petites entreprises du Grand Montréal. Des propriétaires me demandent souvent de leur trouver un influenceur, en pensant que les abonnés vont se changer en ventes. Ça n'arrive pas tout seul. Un créateur qui a une petite communauté engagée à Terrebonne peut en faire plus pour un commerce local qu'un autre dont l'énorme audience est éparpillée partout dans le monde. Avant de regarder la taille de l'audience, je veux donc savoir si ces abonnés achèteraient ce que vous vendez.

Marketing d'influence pour une petite entreprise : ce qu'un partenariat avec un créateur devrait vraiment accomplir

Un partenariat avec un créateur devrait convaincre son audience que vous réglez un vrai problème pour des gens comme eux, puis leur donner un moyen facile de vous joindre.

Une publication commanditée peut amener des réservations alors qu'une autre récolte plein de « J'aime » sans une seule vente. La différence tient souvent à la confiance que l'audience accorde au créateur. En marketing d'influence pour une PME, ce que vous payez, c'est la crédibilité du créateur auprès de gens qui l'écoutent déjà. Avant d'accepter une campagne, je pose une question simple : les abonnés de ce créateur achèteraient-ils chez une entreprise comme celle-ci ? Si oui, la publication a une chance. Si non, vous payez de la visibilité qui ne mène nulle part.

Adéquation entre l'audience d'un créateur et vos clients

L'adéquation, c'est quand les abonnés du créateur ressemblent aux clients que vous servez déjà, par l'endroit où ils habitent comme par les problèmes que votre entreprise règle pour eux.

Partez de vos propres clients : qui appelle ou réserve, et où ces gens habitent. Posez ensuite les mêmes questions sur l'audience du créateur. Une clinique de physiothérapie de Laval qui soigne surtout des coureurs de fin de semaine et des employés de bureau gagne peu avec un créateur suivi par des adolescents d'une autre province, peu importe combien ils sont.

Pensez aussi à la prochaine étape. L'audience du créateur doit pouvoir passer de la publication à un appel, à une réservation ou à un achat sans accroc. Des abonnés habitués à toucher un lien ou à écrire à une entreprise pour prendre rendez-vous, c'est bon signe. S'ils font surtout défiler leur fil pour se divertir et ne donnent jamais suite à une recommandation, l'adéquation est plus faible que les chiffres le laissent croire.

Pertinence locale et langue au Québec

Pour une entreprise de Mascouche ou du Grand Montréal, il vous faut un créateur qui parle comme vos clients. Une PME québécoise sert souvent des gens qui vivent en français au quotidien, ou dans un mélange de français et d'anglais selon le quartier. Un créateur de Toronto peut avoir de beaux chiffres, mais s'il ne saisit pas les références locales, le contenu tombe à plat.

Ce que je regarde :

  • Des publications écrites en français québécois, pas dans un français de France traduit
  • Des mentions d'endroits, d'événements et de saisons d'ici
  • Des commentaires d'abonnés qui ressemblent à vos clients
  • Une bonne connaissance des quartiers et des villes du Grand Montréal
  • De l'aisance à passer naturellement du français à l'anglais

La Loi 96 a renforcé la Charte de la langue française. La page d'atterrissage, les détails de l'offre et les publicités que vous préparez autour de la campagne pour vos clients du Québec devraient donc être offerts en français, avec l'anglais à côté si vos clients utilisent les deux langues.

Vérifier un créateur au-delà du nombre d'abonnés

Vérifier un créateur, c'est s'assurer que son audience est réelle et engagée, puisque le nombre d'abonnés ne dit rien de la confiance qu'elle lui accorde ni de ses achats.

Je lis les commentaires plus attentivement que les « J'aime ». Les vrais commentaires parlent de détails précis, posent des questions et identifient des amis. Les questions de l'audience (« c'est où ? », « est-ce qu'ils prennent sans rendez-vous ? ») sont bon signe, parce qu'elles montrent que les gens agissent après les publications du créateur. Je remonte dans les anciennes publications pour voir si l'engagement reste stable ou s'il monte en flèche puis retombe, ce qui peut trahir des abonnés achetés. Je regarde aussi qui commente, et si ce sont des comptes locaux avec de vrais noms.

Ensuite, je demande des captures d'écran des statistiques du créateur, comme la portée et les enregistrements. Ces chiffres montrent si une plus petite communauté est vraiment attentive, et un petit créateur à l'engagement honnête est souvent le meilleur choix pour un commerce local.

Structurer un petit test payé avec un livrable clair

Commencez par un petit test payé : un créateur, un livrable écrit, un échéancier et un moyen de suivre les résultats, pour voir si l'adéquation tient avant de dépenser plus.

Précisez exactement ce que vous payez : combien de publications ou de stories, ce qu'elles montrent, quand elles sont mises en ligne et quel est l'appel à l'action. Gardez un budget que vous pourriez perdre sans que ça fasse mal, puisque le but est d'en apprendre sur l'adéquation. Une seule publication ne vous dira pas si un créateur convient à votre entreprise, alors prévoyez assez de contenu pour voir une tendance, puis décidez si vous retravaillez ensemble.

Droits d'utilisation et divulgation des partenariats payés

Comme le test vous coûte de l'argent, faites mettre par écrit les droits d'utilisation et les conditions de divulgation avant la moindre publication. Je les place dans une entente simple d'une page, même pour les petits tests. Ça évite la confusion plus tard et ça protège les deux parties.

Ce que je confirme chaque fois :

  • Pendant combien de temps vous pouvez utiliser le contenu (trois mois, six mois ou plus)
  • Où vous pouvez l'utiliser (votre site web, vos publicités, vos pages sociales, vos courriels)
  • Si vous pouvez modifier ou republier le contenu
  • Que le créateur divulgue clairement le partenariat payé
  • Ce qui arrive si le créateur supprime la publication avant la date prévue

Si vous voulez diffuser la publication comme publicité ou la republier sur vos propres canaux, demandez-le explicitement dans l'entente. Réglez aussi la divulgation dès le départ, avec une mention claire comme #publicité ou une étiquette de partenariat payé. L'organisme Ad Standards et le Bureau de la concurrence s'attendent tous les deux à cette transparence, et elle réduit votre risque si quelqu'un se plaint. Instagram et TikTok ont leurs propres étiquettes de partenariat payé, et je demande aux créateurs de les utiliser chaque fois.

Suivre le trafic d'un créateur avec une page d'atterrissage et le suivi des appels

Chaque créateur reçoit sa propre page d'atterrissage, son propre numéro et son propre lien de campagne, ce qui montre quels appels et quelles réservations viennent de ses publications.

Je conseille à chaque entreprise de monter une page d'atterrissage simple juste pour ce créateur, avec une adresse web que vous n'utilisez nulle part ailleurs, de sorte que les visites sur cette page viennent surtout de lui. Un code promo que seul ce créateur partage fait le même travail en magasin ou au paiement, et un lien de campagne balisé dans sa bio ou sa story garde ces visites à part dans GA4.

Je mets aussi en place le suivi des appels, qui donne à cette page d'atterrissage son propre numéro de téléphone. Quand un client appelle ce numéro, le logiciel enregistre l'appel et le rattache à la campagne du créateur. Vous voyez combien d'appels, de formulaires remplis ou de réservations viennent d'un même créateur, et vous pouvez montrer ces chiffres à votre comptable ou à votre associé.

Le formulaire de la page recueille des renseignements personnels, alors la Loi 25 s'applique. Dites à quoi serviront les renseignements, ajoutez un lien vers une politique de confidentialité en langage clair et obtenez le consentement avant que les balises de suivi se déclenchent.

Réutiliser le contenu d'un créateur dans les publicités Meta

Diffusée en publicité Meta, une bonne publication de créateur continue de travailler après avoir quitté son fil, et elle ressemble souvent plus à un conseil d'ami qu'à une annonce de marque.

Une fois que la page d'atterrissage montre qu'un créateur amène des clients, je prends ses meilleures publications et je les teste en publicités Meta sur Facebook et Instagram. Avant de diffuser quoi que ce soit, j'obtiens la permission écrite du créateur pour l'utilisation payante. Je récupère ensuite la vidéo ou la photo originale et je la remonte en vraie publicité. Ce que je vérifie :

  • L'accès aux publicités en partenariat dans Meta, pour que l'annonce affiche le nom du créateur à côté du vôtre
  • Des droits d'utilisation clairs et une durée limitée, par écrit
  • Une accroche dans les premières secondes
  • Des sous-titres, pour que la vidéo fonctionne sans le son
  • Un appel à l'action qui correspond à la page d'atterrissage

Liste de vérification pour choisir un créateur dans une PME québécoise

Une PME québécoise peut évaluer un créateur avec la même courte liste que j'utilise avant de signer un partenariat.

  1. Vérifiez que l'audience du créateur habite près de chez vous, puisque la portée locale compte plus qu'un gros nombre d'abonnés.
  2. Assurez-vous que ses abonnés ressemblent aux clients que vous servez et qu'ils ont l'habitude de donner suite à une recommandation.
  3. Lisez les commentaires pour repérer les questions et les comptes locaux, et demandez des captures d'écran de la portée et des enregistrements.
  4. Demandez des exemples de contenus de marque passés pour voir s'il s'exprime naturellement en français, en anglais ou dans les deux langues, selon ce qui convient à vos clients.
  5. Confirmez qu'il accepte d'accorder des droits d'utilisation pour la publicité et de divulguer clairement le partenariat payé.
  6. Entendez-vous par écrit sur les livrables, l'échéancier et le paiement.
  7. Donnez-lui sa propre page d'atterrissage, son numéro de suivi d'appels et son code promo avant la première publication.

Discutons de votre prochain client

On regarde ensemble votre présence en ligne, vos avis, votre site et vos publicités. Ensuite on vous dit ce qui freine les appels et les réservations pour votre commerce, à Mascouche, dans le Grand Montréal ou ailleurs au Québec.

20 minutes, sans engagement, et on vous dit si ce n'est pas pour vous.

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